Fabienne Rêve - Auteure Auto-éditée

23 août 2019

Sylvestre Sbille "J'écris ton nom"

Présentation du livre : "Youra est un jeune médecin bruxellois idéaliste, interdit d'exercer car juif. Avec sa bande d'amis, il continue de défier le couvre-feu, d'écouter de la musique interdite, de refaire le monde. Ce soir d'avril 1943, Youra va même passer à l'action. Avec deux copains d'enfance, il a décidé de tenter ce que les partisans jugent "insensé" : arrêter le train qui part pour les camps.

Séducteur, polyglotte, intellectuel jusqu'à l'obsession, Youra sait que la "nuit du train" fera de lui quelqu'un d'autre. Plongé dans les eaux troubles de la Résistance et confronté à celles de la collaboration, il interrige les motivations conscientes et inconscientes qui poussent à risquer sa vie et à regarder l'ennemi dans le blanc des yeux". (communiqué de presse"

Nombre de pages lues : 320 pages

Mon avis : C'est toujours un plaisir de lectrice de découvrir des premiers romans, des nouvelles plumes qui viennent vous surprendre ou vous séduire...

"J'écris ton nom" est le premier roman de Sylvestre Sbille, Bruxellois, qui exerce également en tant que journaliste et réalisateur.

Ce roman, très réaliste, nous raconte les méandres de l'Occupation, en s'intégrant dans la vie d'un jeune résistant, médecin juif qui ne peut pas exercer mais qui souhaite participer à ce combat contre l'ennemi nazi pour contribuer, à son échelle, à la libération de son pays.

Les phrases sont courtes, parfois seulement deux mots pour marquer aux lecteurs la tension de cette période, la méfiance des uns des autres, la trahison...Ce roma ne nous laisse pas indifférent, il nous marque et il vous rappelle que des hommes et des femmes ont donné leur vie pour sauver leur pays.

C'est un bel hommage aux résistants, aux soldats, à ceux qui n'ont pas eu peur d'aider, de se dresser face à l'ennemi, de mourir pour leur patrie.

Un premier roman très réussi, l'auteur a su appuyer sur chaque mot, chaque phrase, pour que son texte résonne encore en nous quand vous refermer le livre.

Mes instants - lecture : Lundi 19 Août 2019, page 9 à 67 - Mardi 20 Août, page 69 à 150 - Mercredi 21 Août, page 151 à 241 - Jeudi 22 Août, 243 à la fin.

Sylvestre Sbille "J'écris ton nom". Editions Belfond, collection Pointillés. 2019. Je remercie les éditions Belfond de leur confiance.

JECRIS TON NOM

Posté par stylo18370 à 09:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Ma rentrée littéraire 2019

Etre blogueuse littéraire, c'est se positionner sur la ligne de départ de la Rentrée Littéraire qui se déroule sur les mois d'Août - Septembre et Octobre.

Cette année, 524 romans paraissent -c'est un peu moins que 2018 - dont 66 premiers romans. Les éditeurs avec qui j'entretiens un partenariat, m'ont envoyé leurs catalogues, et, cette année, j'ai fait un choix raisonné pour ne pas me sentir débordée.

J'ai essayé de prendre un premier roman à chaque fois, et de choisir entre la littérature française ou la littérature étrangère. Pour les auteurs auxquels je suis assidue, j'ai préféré les commander chez mon libraire afin de les découvrir à mon rythme...

Le 31 Décembre 2019, ce blog fermera définitivement son écran au public, car en tant qu'auteure et blogueuse, je veux prendre le temps d'écrire, de donner un avis, sans être prise par le temps, et aussi parce que je souhaite revenir à la source de mes passions, quand je les vivais dans l'anonymat.

Je me suis laissée entraîner par le flot de la communication intesive, alors que je suis de nature discrète. Je veux retrouver le plaisir simple d'écrire, de lire, de prendre le temps de vivre au jour le jour. Je garderai -peut-être- un petit lien avec Facebook mais ce n'est pas certain...j'ai encore quelques mois pour y réffléchir. Par contre, je sortirai en version papier "mon journal de lecture et d'écriture" qui sortira (mais cela n'est pas encore décidé) une fois par an, ou au trimestre.

Aujourd'hui, armée de mes feuilles et mon stylo, je lis attentivement ma sélection pour la rentrée littéraire 2019, pour encore une fois, la partager avec vous.

LIVRES

Posté par stylo18370 à 09:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 août 2019

Nathalie Rheims "Les reins et les coeurs"

Ce récit fait parti de ma sélection pour cette rentrée littéraire 2019 qui commence...Cette année, mes choix sont plus réfléchis, moins nombreux, car il y a tellement de lectures qui me tendent les bras dans mon plarcard, que je me dois de les prendre...

Présentation du livre : "Pour écrire ce texte, Nathalie Rheims n'a pas été guidée par son imagination. Confrontée à une réalité implacable, l'auteure nous raconte une année de lutte contre un mal singulier, qui a frappé, de génération en génération, les femmes de sa famille : une maladie génétique qui détruit les reins, et dont l'issue, après des années de dialyse, a, pour toutes celles qui l'ont précédée, été fatale.

Arrivée aux limites de ce que le corps et la conscience sont capables d'endurer, elle doit faire un choix, auquel elle n'aurait jamais cru devoir faire face, un choix sublimé par le don, mais rongé par le sentiment de culpabilité."

Nombre de pages lues : 204 pages

Mon avis : J'ai découvert la plume de Nathalie Rheims en 2015 avec, Place Colette, et j'ai voulu cette année, poursuivre ma connaissance avec l'auteure sans savoir ce qu'elle sortirait pour cette rentrée...

Je ne pensais pas entrer dans le vie de Nathalie Rheims, avec son combat contre cette maladie génétique et sa décision de recevoir un rein, un don inestimable qui lui sauve la vie...

L'écriture de Nathalie Rheims est sincère, belle. Elle nous invite dans ce moment privé, à vivre cette épreuve avec elle, comme un soutien supplémentaire pour elle et pour laisser entrevoir l'espoir qui peut naître même dans les combats difficiles.

Nous ressentons les colères, les émotions de Nathalie Rheims et je pense que témoigner, écrire lui permet de garder la tête hors de l'eau.

Ce récit est une leçon de vie et de coeur.

Extraits du livre : "Quand elle vient, la mort peut vous frôler à un rien, à un souffle"...(page 41)

"Une fois de plus, je ne parviens pas à retenir mes larmes. J'ai pourtant toujours entretenu un rapport de défiance vis-à-vis d'elles. Il me semble que c'est une faiblesse, une facilité.

Pleurer est censé prendre les autres en otages, en faire les témoins impuissants d'une démonstration de chagrin souvent théâtrale. 

Je ne pleure que lorsque je ne peux plus résister à un désarroi profond, à une blessure insurmontable. Comme si pleurer pour rien revenait à crier au loup sans craindre qu'il vienne. Alors que s'il surgissait pour de bon, plus personne n'y prêterait attention. Montrer ses émotions me semble indécent. Il n'y a que dans l'écriture, seule face à moi-même, que les larmes, parfois, arrivent." (pages 140-141)

Mes instants - lectureMardi 13 Août 2019, page 9 à 117 - Mercredi 14 Août 2019, page 119 à Fin.

Nathalie Rheims, Les reins et les coeurs. Editions Léo Scheer, 2019.

NATHALIE RHEIMS

Posté par stylo18370 à 10:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mon bilan sur le Festival du Journal Intime

C'est un évènement auquel je souhaitais participer en tant que diariste, auteure et blogueuse, depuis l'achèvement de la première édition.

Dés la connaissance des dates et du lieu, il a fallu bloquer les dates et réserver le camping car je venais en famille, mais l'an prochain je viendrais seule ou avec une amie animée par la même passion que moi.

Je me suis nourrie des lectures des différents intervenants, j'ai participé à un atelier, écouter presque religieusement le grand entretien de Jane Birkin par Claire Chazal.

DSCN0065

Mes premiers achats :Jane Birkin et Anaïs Nin

Je n'ai pas su cerner si le public venait pour les personnes qui lisaients, dont certaines étaient connues, ou pour leur attachement au Journal Intime. Ils sont venus pour Jane et Claire, bien sûr, mais comment vont-ils lire leurs livres respectifs : par curiosité "people" ou pour l'amour de la lecture...

Le cadre était propice à l'inspiration, à se poser dans un coin avec un carnet et écrire ce qui se disait, ce que nos yeux percevaiant...La plage, le soir, offrait un paysage de tranquillité, qui permettait de savourer les heures de la journée passées à écouter des écrits intimes, des instants de vie à des époques différentes.

J'ai acheté des livres, un carnet était offert (avec participation libre)...mais le plus important dans mon ressenti, c'est l'accueil chaleureux, même si je suis timide, je me suis sentie à l'aise, à la découverte d'un évènement culturel qui me ressemble et dont je vais me fidéliser. 

Bien sûr, j'ai retracé dans mon Journal chaque journée et j'espère que le reportage proposé pendant cet été vous donnera envie de venir pour la prochaine édition.

DSCN0064

Le Journal de Kafka - Le très beau marque-page aux couleurs de Saint Gildas et Mon journal à moi.

Posté par stylo18370 à 09:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 août 2019

Reportage sur le Festival du Journal Intime (10/10)

Ainsi se termine mon (grand) reportage sur le Festival du Journal Intime, avec un entretien de Karine Hoarau, créatrice de ce festival. Demain, je partagerai avec vous mon bilan de ce week-end littéraire...

1 - Comment est né ce Festival du Journal Intime ?

Karine : "Il y a quatre ans, me trouvant sans emploi, je souhaite continuer d'organiser des évènements culturels. J'ai donc créé ma société, pour répondre à des besoins extérieurs. En discutant avec Jean-Noël Jeanneney, historien de si bonne réputation, il m'a convaincu de créer mon propre évènement et m'a donné cette fabuleuse idée de le faire autour de journal intime. J'avoue qu'au début j'étais un peu dubitative, car comment rendre public de l'intime ? J'ai rencontré ensuite Philippe Lejeune, universitaire spécialiste du journal intime, et l'équipe de l'association pour l'autobiographie et le patrimoine autobiographique (APA). La richesse que j'ai alors découvert autour du journal intime m'a convaincue que je pouvais en faire quelque chose et partager avec le public. En effet, le journal intime n'est pas seulement écrit, il peut être photographié, filmé, dessiné, peint...

Toutes les formes d'expression artistiques peuvent servir de confident. Toujours sur les conseils de ces universitaires, j'ai contacté des personnes telles Irvin Anneix, Mathieu Simonet, qui travaillent autour de l'expression de soi avec divers publics et nous avons donc commencé à travailler ensemble. La première édition est née à Paris en 2017, mais je cherchais un lieu qui correspond mieux à la thématique, plus intime. Saint-Gildas-de-Rhuys l'a accepté, il va désormais s'installer dans ce joli petit bourg du Morbihan."

2 - Quel bilan tirez-vous de cette édition qui se déroulait à Saint-Gildas-de-Rhuys ?

Karine : "Le bilan est plutôt franchement positif. Plus de 1000 personnes ont participé à ce festival, soit à travers les ateliers, soit en assistant aux lectures, à la rencontre littéraire, à la conférence, au concert. Le retour de ce public a été positif et demandeur de le pérenniser. Et pour connaître un peu ce milieu festivalier, cette fréquentation et cette demande sont encourageants. Il y a forcément des choses à améliorer, à développer, et nous nous y attacherons. L'aventure ne fait que commencer..."

3 - Quel public souhaitez-vous toucher ? Un public culturel, les diaristes ?

Karine : "Plus de 3 millions de Français tiennent un journal intime. Je ne veux pas toucher un public spécifique, mais le grand public. Tout le monde peut écrire un journal intime. L'objet de ce festival et de donner envie à ceux qui n'osent pas, de tenir leur journal intime, d'écrire leur vie à la mode du "je". Vous le savez, le journal intime peut être une forme de thérapie. Mais c'est aussi la volonté de laisser un témoignage de sa vie, pour soi et pour ses descendants. Et tout le monde peut en tenir, car il ne sera pas jugé ni sur le fond et la forme. Le festival a cette volonté pédagogique, d'abord à travers les enfants, des adolescents, mais aussi aux adultes, de leur dire qu'ils sont capables de le faire, de leur donner envie de s'exprimer, et également de donner envie de lire des tranches de vie. Ecriture, expressions sous toutes les formes et lecture sont vraimant la source de ce festival."

4 - Vous tenez, avez-vous tenu ou tenez-vous un journal ?

Karine : "J'ai en effet tenu un journal intime, dès l'âge de 10 ans jusqu'à 15 ans ou 16 ans je crois. Mais j'ai arrêté, et je vous avoue que je n'en connais pas la raison. Peut-être n'en ressentais-je plus le besoin. Cela étant, si je les retrouvais, car ils ont été volés lors d'un démégement, je pense que je serai assez affligée par ce que j'écrivais. Mais ça fait partie aussi du jeu ! J'en tiens un nouveau depuis le début de l'année, sous forme de "moodboard" de "bullet journal" comme on dit aujourd'hui. Je l'annote beaucoup, mais j'ajoute des dessins, des collages, des photos, j'essaye de l'animer."

5 - Avez-vous des idées pour la troisième édition ?

Karine : "J'ai beaucoup d'idées pour l'année prochaine, et les éditions suivantes. Car le journal intime est tellement riche ! On peut proposer tellement de formes, des expositions, du théâtre, des ateliers encore plus vivants, le cinéma...Je ne vais vous dévoiler la programmation prochaine, tout simplement parce que je commence à m'y pencher. Mais je garderais la base : les ateliers pour petits et grands, lecture à voix haute pas des personnalités, toujours dans cette optique pédagogique. Le public doit être un acteur de ce festival."

Merci beaucoup à Karine Hoarau pour sa disponibilité à répondre à mes questions. Merci à elle et à toute son équipe pour nous avoir permis, à nous public, de partager un moment beau, fort, avec ses écrits de l'intime. Merci à la municipalité de Saint Gildas-de-Rhuys, que je ne connaissais pas, de nous faire découvrir un si joli village fleuri avec des nombreux lieux d'inspiration.

MAIRE ST GILDAS NICOLAS KARINE

Alain Layer (Maire de Saint-Gildas-de Rhuys) - Nicolas Maury et Karine Hoarau

Photo de Rachel Beneat.

Posté par stylo18370 à 09:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 août 2019

Reportage sur le Festival du Journal Intime (9/10)

Jane Birkin "Munkey Diaries"

 

En octobre 2018, lorsque le tome 1 du Journal de Jane Birkin "Munkey Diaries" (Editions Fayard) est sorti dans les librairies, je l'ai tout de suite inscrit sur ma liste des "livres à acheter". Puis, j'ai appris qu'elle participait au Festival du Journal Intime, aussi j'ai patienté (chose rare car je suis plutôt impatiente...)

Jane Birkin a commencé son journal à 11 ans, adressé à Munkey, son singe en peluche, offert pas son oncle qui l'avait gagné à une tombola...Elle a cessé de le tenir à Besançon, le 11 décembre 2013, à la mort de sa fille Kate...

Le premier tome s'étend de 1957 à 1982, de l'internat à la séparation avec Serge Gainsbourg et l'attente de Lou. Le second qui sortira en octobre 2019 va de la naissance de Lou à la mort de Kate.

Pendant deux ans, de 2016 à 2018, elle a traduit ses carnets écrits en anglais, annotés, triés pour n'écrire que les anecdotes les plus importantes pour elle.

"En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Les journaux sont forcément injustes, on montre ses cartes, il n'y a pas des versions de tout, mais là, il n'y a que la mienne. J'ai pris comme principe de ne rien arranger, et croyez-moi, j'aurais préféré avoir des réactions plus sages que celles que j'ai eues..."

Chaque année est ordonnée par un chapitre, tantôt, il y a une date précise ou un mois. Le Journal se transforme en autobiographie.

De Jane Birkin, je connais de loin ses chansons, quelques films, sa vie. Sa fille, Charlotte et moi, sommes nées le même mois, la même année à 9 jours de différence. J'ai toujours apprécié Jane Birkin pour sa franchise, ses engagements, pour être restée elle, tout simplement.

La lecture de "Munkey Diaries" me fait sourire, me bouleverse et me transporte toujours dans un élan de tendresse. Jane prend la vie comme elle vient avec ses bons et ses mauvais moments, ses rencontres qui lui ont permis de commencer une carrière d'actrice et de poursuivre avec la chanson grâce à Serge Gainsbourg qui savait écrire des textes poétiques, coquins, avec des messages à faire passer au public.

"1978. Je n'ai toujours pas grandi. ça doit être quelque chose de rare d'être avec un homme comme Serge, qui vous laisse grandir, sans beaucoup d'intérêt mais sans jamais vous écraser non plus, et je pense qu'il m'aime et je l'aime. Je ne peux rien faire sans son regard, pour ou contre. J'ai besoin de son regard, j'ai besoin d'aller contre sa volonté. Il doit être là, toujours là, il garde mes grands pieds sur la terre et parfois il m'aide à m'envoler." (page 284)

Grande amoureuse, fantasque, très attachée à ses filles, elle évolue en liberté en prenant attention aux autres.

En tant que diariste, je vous recommande ce livre qui représente toutes les facettes du Journal, il est sincère et tendre à la fois...

Jane Birkin, Munkey Diaries. Editions Fayard, 2019.

JANE BIRKIN COUV

Posté par stylo18370 à 14:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 août 2019

Reportage sur le Festival du Journal Intime (8/10)

Le jardin du presbytère se remplit de plus en plus, celui qui quitte sa place la perd. De nombreuses personnes, derrière le mur pas très haut, scrutent l'arrivée des deux femmes.

Claire Chazal, toujours élégante, arrive, suivi de Jane Birkin avec son panier qui ne la quitte pas, son chien et sa gamelle pour lui mettre de l'eau.

FJI7

Claire Chazal

Les photographes amateurs se pressent devant la scène pour mitrailler avec téléphone ou appareil photo, les deux femmes qui échangent quelques mots en apparté. Très vite, les personnes sont rappelées à leur place.

L'entretien commence par la tenue de ce journal que Jane Birkin tient depuis son adolescence et son départ en pension. C'est un rituel en Angleterre de se voir offrir un journal intime quand les élève partent étudier loin des parents... Puis, avec le professionnalisme de Claire Chazal, nous glissons peu à peu dans le contenu. Jane Birkin avoue que cela n'a pas été facile de reprendre ses carnets et d'en extraire certains passages pour qu'ils soient lus par de nombreuses personnes. Elle évoque rapidement son premier mari, John Barry, s'attarde sur sa première fille, Kate...Puis, sa rencontre et sa vie avec Serge Gainsbourg, elle tient ses propos avec beaucoup d'humour, elle ne cache rien, les bons et les mauvais jours...La naissance de Charlotte, sa carrière d'actrice et de chanteuse...

Des extraits sont lus par les deux femmes, les textes débordent d'émotion, de respect... Je vous parlerai du livre dans ma prochaine note...

Après l'entretien, une dédicace se tenait sur une table pour les derniers livres des deux femmes. J'ai beaucoup apprécié cet entretien car Claire Chazal sait écouter les personnes qu'elle a en face d'elle, c'est une journaliste que j'ai toujours apprécié pour son professionnalisme, et Jane Birkin débordante d'émotion savait nous faire rire, elle nous a invité dans quelques chapitres de sa vie...

FJI6

Jane Birkin

Publication des photos avec l'aimable autorisation de Karine Hoareau / Créatrice du Festival du Journal Intime

Posté par stylo18370 à 14:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 août 2019

Katja Pantzar "Les Finlandais sont des gens heureux"

Présentation du livre : "Alors qu'elle traverse une profonde dépression, Katja Pantzar, journaliste à succès dans un grand journal américain, décide de retourner vivre en Finlande, le pays de ses parents.

Là, elle découvre le sisu, mot finnois qui signifie tout à la fois courage, ténacité, détermination, et un art de vivre ancestral où la nature et le silence remplacent les séances de shopping et les soirées arrosées, où les trajet s'effectuent à vélo et non en voiture, où la journée commence par un bain d'eau glacée et se termine au saua, où les repas deviennent des moments de détente, où le corps retrouve sa juste place...et rapidement, sa dépression cède le pas à un sentiment de bien-être incomparable". (communiqué de presse).

Nombre de pages lues : 208 pages

Mon avis : J'ai choisi ce livre car l'auteur témoigne de sa dépression et comment elle a réussi à la maîtriser, en retournant en Finlande, le pays de ses parents, et en trouvant un mode de vie différent qui s'accentue sur le bien-être de la personne.

Cet ouvrage est un témoignage mais aussi un guide pratique, pour celles et ceux qui ne viennent pas en Norvège, puissent adpater leur vie avec des conseils que l'auteur a puisé en vivant en Finlande, et que nous pouvons appliquer en France...

J'ai trouvé quelques idées à adapter à ma propre vie en France : de prendre le temps de réaliser les choses, de prendre du temps pour soi, de se trouver un rythme qui nous convient.

Extrait : "Si vous me demandiez aujourd'hui comment je définirais le sisu, je répondrais qu'il correspond à un état d'esprit courageux, permettant de relever les défis quels qu'ils soient, petits ou grands. C'est la capacité d'agir devant l'adversité ; c'est une approche ouverte à la vie, résolue à tenter de nouvelles choses, des expériences inédites, pour dépasser ce que nous croyons être nos limites -physiques, mentales ou émotionnelles ; c'est aussi la recherche de solutions pratiques, de nouveaux moyens d'aller de l'avant, afin de développer force de caractères et résilience." (pages 175 et 176)

Mes instants - Lecture : Samedi 27 Juillet, page 9 à 64 - Dimanche 28 Juillet, page 65 à 105 - Lundi 29 Juillet, page 106 à 173 - Mardi 30 Juillet,3 page 175 à FIN.

Katja Pantzar "Les Finlandais sont des gens heureux"- Traduit de l'anglais par Daniel Roche - Editions Belfond, 2019, collection "esprit d'ouverture"

LES FINLANDAIS

Posté par stylo18370 à 09:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 août 2019

Reportage sur le Festival du Journal Intime (supplément)

Petit cadeau ! Je viens de recevoir les lectures de Nora Hamzawi et je partage avec vous deux extraits. Je remercie Karine Hoareau et les archives départementales du Morbihan pour cet envoi.

Alexis - François Rio est né en 1797 à Port Louis, près de Lorient. Agrégé d'histoire en 1819, il enseigne au collège Louis-Blanc à Paris...Il quitte quelques années après l'enseignement..De mai à juin 1832, il voyage en Italie avec Lamennais et Montalembert dont il a été le professeur, ainsi qu'en Allemagne. 

ALEXIS FRANCOIS RIO

Alexis - François Rio

"29 mai 1832 - Assise et Pérouse : Je passe sur le voyage de Rome à Foligno, pour ne pas laisser s'affaiblir les impressions d'Assise et de Pérouse. Le grand souvenir d'Assise est saint François, et le monument qu'on y a consacré à sa mémoire est des plus intéressants et des plus grandioses qui soient en Italie. Ces édifices accumulés les uns sur les autres, et ces archives superposées présenteraient de loin l'aspect d'une forteresse si l'église gothique ne dominait tout le reste. L'espèce de cloître oblong où l'on entre d'abord autour duquel régne un portique régulier mais d'un style d'architecture très humble donne déjà l'idée de l'ordre religieux qui a là son berceau et pour ainsi dire sa capitale. Devant l'église, rien ne parle plus de la pauvreté des franciscains ou plutôt tout parle de la munificence du prince qui fit élever cet édifice au Moyen-Age. Deux temples à une seule nef sont placés l'un au-dessus de l'autre. L'intérieur est très sombre tant à cause de sa position que par l'effet de vitraux colorés..."

En 1833, il effectue un voyage au Pays de Galles pour y étudier la langue, il s'y établit en 1834, après son mariage...Entre février et avril 1839, il est à Londres pour préparer l'écriture d'un ouvrage sur l'Anlgeterre et le catholicisme.

"22 février 1839 - Hier, j'ai fait une tentative inutile pour voir la tour. Arrivé là, les jambes m'ont manqué. Je n'aurais pas pu monter six marches d'un escalier. William est venu nous prendre pour dîner et m'a bien réjoui le coeur en m'autorisant à acheter pour lui tous les poètes et les historiens catholiques anglais que je pourrai trouver ; il se propose de faire une collection complète et cela pourrait bien avoir pour résultat d'abréger mon séjour à Londres. Comme j'allais dîner, on m'a remis une lettre de ma femme, short and sweet, qui en contenait une d'Eugénie, plus affectueuse encore, s'il est possible, qu'aucune de ses précédentes. Rien n'est plus propre à faire prendre en pitié toutes les relations superficielles comme celles que je forme et que je cultive ici si sottement tous les jours. Je regrette presque le voyage que j'aurais fait à Lumigny. C'est une occasion qui ne se présentera peut-être jamais."

FJI4

Nora Hamzawi

Posté par stylo18370 à 14:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 août 2019

Hommage à une grande dame de la littérature américaine : Toni Morrison

C'est en parcourant mon profil Facebook que j'ai pris connaissance du décès de l'écrivaine, Toni Morrison. Je n'ai jamais lu ses livres mais je l'ai beaucoup écouté lors d'entretiens, c'est une femme que je portais en admiration et que je désirais lire.

Toni Morrison (de son vrai nom Chloé Anthony Wolford) est née dans l'Ohio, le 18 février 1931. Elle étudie la littérature à l'université grâce à une bourse. En 1953, à l'université de Cornell, elle soutient un mémoire sur le suicide chez William Faulker et Virginia Woolf.

Elle voulait enseigner la littérature, mais elle sera également romancière, essayiste, critique littéraire, dramaturge et éditrice. Ses écrits dénonceront l'esclavage et l'émancipation des Noirs américains, avec une vision sociale et psychologique. En 1988, elle reçoit le Prix Pulitzer pour son roman "Beloved". Toni Morrison donne une visibilité littéraire aux Noirs. Dans ses livres, elle évoque toute l'histoire des Noirs américains, depuis l'esclavage à leur émancipation dans la société américaine.

En 1993, elle reçoit le prestigieux Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre.

Onze romans font partie de son oeuvre, ils resteront à jamais dans le patrimoie littéraire américain mais aussi mondial...

Je vous propose trois extraits/citations de Toni Morrison : "J'ai toujours regardé les actes d'exclusion raciste ou les insultes d'une personne comme pitoyable. Je n'en absorbe aucune. J'ai toujours pensé qu'il y avait quelque chose de déficient chez ces personnes."

"Les droits des femmes ne sont pas seulement une cause ; c'est aussi une affaire personnelle. Ce n'est pas seulement à propos de nous ; c'est également à propos de moi et toi. Rien que nous deux."

"Nous mourons -Cela peut-être le sens de la vie- Mais le langage est peut être la mesure de la vie."

TONI MORRISON 2

copyright : Timothy Greenfield -Sander / Magnolia photos

Posté par stylo18370 à 10:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]